COORDINATION PROVINCIALE DES ECOLES CONVENTIONNEES PROTESTANTES AU SUD-KIVU
Éducation et Résilience dans le Sud-Kivu : Naviguer à travers la crise pour un avenir plus fort
À la suite de conflits, l'éducation dans le Sud-Kivu fait face à des défis significatifs. L'occupation récente par les forces AFC/M23 et les inondations dévastatrices de mai 2025 ont gravement impacté le fonctionnement des écoles, entraînant des déplacements, des destructions et un traumatisme psychologique parmi les élèves et les éducateurs. Malgré ces difficultés, des efforts sont en cours pour reconstruire et garantir une éducation de qualité centrée sur les apprenants.
Situation actuelle des écoles protestantes dans le Sud-Kivu
Les écoles de la région ont été classées en zones fonctionnelles et zones non fonctionnelles :
- Écoles opérationnelles : Situées dans des zones telles que Bukavu, Idjwi et Uvira, où les activités éducatives se poursuivent.
- Écoles fermées: Trouvées dans des régions touchées par le conflit comme Walungu et la Plaine de la Ruzizi, où l'insécurité a interrompu l'apprentissage.
Les infrastructures éducatives ont subi de lourdes pertes—27 écoles à Kalehe et Kabare signalent des bâtiments détruits, des matériels pédagogiques perdus et des dossiers d'élèves manquants. Tragiquement, certains élèves ont perdu la vie dans le chaos.
Une ecole touché par une bombe a kalehe
Défis financiers et sociaux
Le conflit a encore exacerbé l'instabilité financière. De nombreux enseignants restent **non payés depuis des mois**, ce qui entraîne des menaces de grèves et des salles de classe abandonnées. De plus, l'inscription scolaire a fluctué—certaines zones ont connu des baisses drastiques du nombre d'élèves en raison des déplacements, tandis que d'autres ont connu une surpopulation alors que des élèves déplacés cherchaient refuge dans des régions plus stables.
Traumatismes psychologiques et besoin de soutien
La guerre a approfondi la détresse psychologique parmi les enseignants, les administrateurs scolaires et la population en général. Des nuits sans sommeil à l'agressivité accrue et à l'instabilité économique, le traumatisme est répandu. L'effondrement de la sécurité a entraîné une augmentation de la criminalité urbaine, avec des prisons vidées et une escalade de la violence.
Voie vers la récupération et la résilience
Pour faire face à ces défis, des programmes de soutien psychologique, éducation à la santé mentale et formation des enseignants à la gestion des traumatismes ont été proposés. Créer des espaces sûrs pour les élèves et les enseignants affectés sera essentiel pour restaurer la stabilité et favoriser un système éducatif résilient. Le chemin à parcourir reste incertain, mais en priorisant la reconstruction éducative, l'intervention en santé mentale et la récupération financière, le Sud-Kivu peut ouvrir la voie à un environnement d'apprentissage plus fort et plus inclusif.
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